It’s a Sin

D’abord diffusé sur HBO max en février dernier puis sur Canal + à la fin du mois de mars 2021, nous suivons le sort de plusieurs jeunes garçons dont Ritchie, Roscoe et Colin qui vivent à Londres en 1981. La plupart vivent en coloc, comme de nombreux jeunes, fêtards ne pensant qu’aux fêtes, vivant dans l’insouciance et profitant de la vie, de la jeunesse et de la liberté. Jusqu’au jour où malheureusement, le sida arrive dans le monde, à l’étranger, puis dans leur pays, puis dans leurs vies, faisant des ravages parmi le groupe, brisant des rêves et des vies…

D’abord pris à la rigolade, ou avec déni pour certains, mais aussi avec horreur pour d’autres. Le virus va décimer beaucoup de personnes dans ces années-là, au tout début de l’épidémie. A cet époque où personne n’était vraiment bien au fait de savoir ce que qui se passait vraiment, de comprendre comment on pouvait l’attraper. C’est important de le préciser car, à cause de l’ignorance du mode de contamination sur le virus du sida, beaucoup ne savaient pas comment ils l’attrapaient, les médecins pensaient que rien qu’en touchant la personne ou en touchant le même objet de la personne infectée, ils pouvaient le contracter, faisant ainsi des malades, des personnes oubliées, pestiférées, laissées à l’abandon sans parler de l’étiquette « gays » qu’ils pouvaient porter car pour eux, seul les gays pouvaient être malade.

La série aborde ce thème avec tact et mélancolie, elle montre bien que les jeunes n’y croyaient pas au début et continuaient malgré tout leur train de vie, ce virus était aussi l’excuse pour l’homophobie encore très présente dans ces années-là afin d’accuser et de pointer du doigt la « déchéance » des jeunes gays.

Les personnages sont attachants, l’histoire un peu trop convenue pour qu’on dise que c’est extraordinaire, chaque épisode ou presque, quelqu’un est atteint de la maladie et il n’y a rien d’inédit à chaque phase de la série. On dirait parfois un documentaire pour renseigner les plus jeunes de notre génération sur les ravages du sida. Car il est vrai que dans le contexte actuel de notre société, le virus qui maintenant peut « se guérir » (et encore, on peut parler de réussir à vivre avec plus longtemps) celui-ci n’a pour autant pas disparu, cependant la mésinformation de nos jeunes pourrait faire penser le contraire et une série comme piqûre de rappel ne fait jamais de mal.

Nous sommes à fond dedans et l’émotion est palpable tout du long (un peu trop dans la pathos par moment mais on leur en tiendra pas rigueur car il est évidemment difficile d’aborder ce sujet sans tanguer vers cela).

Beaucoup de films se sont risqués sur ce sujet comme dernièrement « 120 battements par minute » qui a été présenté au festival de Cannes, « Philadelphia » avec Tom Hanks entre autres. Du point de vue anglais, il n’y avait jamais vraiment eu d’histoires racontées, c’est donc assez nouveau et de qualité.

Pour le casting, nous avons que des acteurs anglais méconnus (de nous en tout cas), nous ne reconnaîtrons que dans un petit rôle poignant Neil Patrick Harris de « How I met your Mother », le seul américain du lot.

Le réalisateur Russel T Davies (Queer as folk, Years and Years, nous offre une belle photographie de l’époque avec de belles musiques des années 80 accentuant magnifiquement l’ambiance de la série).

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