Nomadland

Ce film dramatique et social été récompensé par de multiples prix pendant la pandémie : Lion d’or à Venise, lauréat des Golden Globes et des Bafta en Angleterre, puis récompensé de trois Oscars, il sort enfin dans nos salles après tout ce temps le 9 juin 2021.

Fern, une sexagénaire, est au chômage, elle habite dans le Nevada depuis la fermeture de l’usine où elle travaillait. Elle décide de vivre dans son van, de prendre la route pour explorer les paysages américains mais surtout de survivre grâce à des petits boulots. Elle rencontrera sur sa route une réelle communautés de « vanlifers » nomades, marginaux et vivant de peu de choses à part la réelle liberté que tous ressentent. On y suis néanmoins ses galères au milieu du Dakota du Sud, sa vie oscille entre une pauvreté extrême et en même temps un bonheur de liberté.

Les scènes sont très belles avec des plans volontairement très lents pour mieux apprécier les scènes de contemplation et même si tout est assez simple, on aime beaucoup suivre cette femme qui a tout risqué pour vivre autre chose malgré la désapprobation de quelques proches.

C’est aussi une critique de la société américaine et de la société en générale sur le fait qu’au bout d’un certain âge peu arrivent à retrouver un travail et certains se retrouvent à la rue à la retraite après n’avoir pas pu payer leur loyer.

Frances McDormand joue comme d’habitude très bien et retranscrit bien l’emotion. Elle a d’ailleurs eu le prix de la meilleure actrice pour ce film. On a pu la voir dans 3 bilboards, Fargo, Mississipi Burning.

On reconnaît la réalisation très film d’auteur qui prend son temps et qui explore la psychologie des personnages pauvres américains avec une vraie poésie de Chloé Zhao, la réalisatrice du dernier The rider qui a reçu un prix à Deauville dont l’histoire, émouvante, parlait d’un jeune talentueux en rodeo qui, après une chute, a subi un important traumatisme au crâne et dont il aura du mal à l’accepter.

Un beau film touchant et engagé dont l’approche du sujet est tourné presque à la façon d’un documentaire dont le spectateur constate seulement la vie peu commune de cette femme.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :