Stateless

Mini-série Netflix au format très court en 6 épisodes (gage de qualité avec dernièrement Unorthodox, Unbelivable)… C’est une histoire vraie se passant en Australie qui parle de la dure réalité des migrants qui viennent de débarquer.

Nous suivons 4 personnages, tous emprisonnés dans un centre de détention pour migrants et qui vont se croiser au gré de l’histoire. Nous nous attachons à chaque personnage, nous comprenons leur parcours au gré de flash-backs, pourquoi ont-ils voulu venir en Australie, pourquoi sont-ils coincés dans cet endroit ?

La série est volontairement compatissante avec tous les personnages pour qu’on puisse comprendre la dure réalité de ces emprisonnements qui peuvent durer des années, voir toute une vie. On nous montre d’ailleurs un migrant, qui attend fixement dans la cour avec sa valise, à vouloir sortir enfin de cet endroit.

Les sériphiles reconnaîtront la méchante Serena dans The Handmaid’s Tale (Yvonne Strahovski, qui est Australienne d’origine) jouant très bien la folie et Dominic West (The Affair). Cate Blanchett y tient un petit rôle machiavélique, elle a d’ailleurs co-produit cette série.

Cette histoire est basée sur l’histoire vraie de Cornelia Rau, une résidente permanente australienne qui a développé des troubles mentaux à la suite de son emprisonnement dans le centre de détention d’immigrants. Une enquête gouvernementale a ensuite donné suite sur les politiques d’immigration de l’Australie. Cela fait grandement actuellement à l’Amérique avec les frontières Mexicaines ou même la France accueillant mal nos migrants, risquant leur vie pour venir sur nos terres.

Volontairement très politique, tous les acteurs retranscrivent très bien leur désespoir d’être en transit, ni vraiment en Australie, ni même dans leur pays d’origine, comme inexistant.

On se souvient encore de ce père de famille Afghan, Ameer, prêt à se sacrifier lui-même pour que sa famille puisse vivre en Australie, ou bien de ce surveillant, tiraillé entre suivre ses collègues ou bien se montrer un peu plus humain, bien après que la série soit finie.

Malgré tout, il faut savoir que même s’il existe des critiques, l’Australie a accueilli presque autant de réfugiés que l’Europe entière durant les dix dernières années.

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